Coq ni escort st dizier

25.12.2017

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Le pays qui nous a vus naître, cette patrie plus intime au sein de la grande patrie, n'a-t-elle pas un charme particulier pour nous? Tout nous plaît dans notre village: Nous aimons à dégager de la nuit leur origine, leurs vicissitudes ; à retrouver dans les anciennes chroniques quelques-unes des scènes qui les ont eus pour témoins, à recueillir les vieilles traditions arrivées de bouche en bouche jusqu'à la génération actuelle. Mais l'histoire d'un village n'est-elle pas l'histoire de tous?

La vie du peuple des campagnes est la même partout, vie obscure, laborieuse et résignée. A lire une histoire locale, on apprend l'histoire générale sur des faits particuliers d'une façon plus saisissante et plus pratique. Aussi bien, la pensée qui me poursuivait lorsque j'écrivais ces pages, c'était surtout, je ne le dissimule point, de tracer, sinon le portrait, au moins l'esquisse vraie de ce que fut autrefois la vie du peuple des campagnes, cette partie de la nation qui a toujours formé l'immense majorité.

Cirey-le-Château méritait sa monographie. L'occupation de son sol par les Romains, les deux camps qu'ils y ont laissés, le château féodal, l'existence d'un prieuré, l'établissement d'une Commanderie d'Hospitaliers, la résidence de l'illustre famille des du Châtelet et notamment le séjour de 15 années qu'y fit Voltaire en compagnie de la célèbre Emilie de Breteuil, ont donné à ce village un renom que lui envieraient à juste titre d'autres localités plus importantes.

J'étais encore sur les bancs de l'école que, fier de mon pays, je rêvais d'en écrire l'histoire. Dès cette époque, je saisissais avec empressement et notais avec soin les moindres données qui me tombaient sous la main.

Mais il est probable que ce livre n'eût jamais vu le jour, ou, du moins, il n'aurait pas eu ces proportions si des circonstances particulières ne m'avaient mis sous les yeux le travail d'un homme d'une érudition remarquable, porté par ses goûts vers ces sortes d'études: Ernest Royer, notre distingué compatriote.

Lui aussi avait nourri le dessein de retracer l'histoire de Cirey-le-Château et recueilli dans ce but, avec une compétence supérieure, une foule de documents précieux. Déjà même il avait apporté la première main à la rédaction de son travail avec l'intention de le livrer au public. Ses nombreuses occupations, mille soucis, l'âge enfin, ne lui permirent pas de l'achever.

Royer, son fils, aujourd'hui architecte à Bar-le-Duc, mit avec beaucoup d'obligeance les notes de son père à la disposition de la Société des lettres de Saint-Dizier, dont M. Ernest Royer était l'un des membres les plus éminents. Chargé par la Société d'utiliser ces pages, je puisai à pleines mains dans ce riche trésor. Je dois aussi faire mention d'un travail qui m'a été d'une grande utilité: Comme cette notice s'arrête à la Révolution, j'ai conservé le nom de Cirey-le-Château, que portait notre village avant cette époque tourmentée.

S'il plaît à Dieu, j'y ajouterai plus tard l'histoire de Cirey-sur-Blaise, c'est-à-dire le récit des événements qui se sont passés et l'étude des principaux personnages qui ont joué pendant ce siècle un rôle plus ou moins marqué dans notre pays.

En attendant, vous lirez, mes chers compatriotes, ce livre écrit premièrement pour vous. Je suis assuré qu'il vous intéressera, parce que vous y trouverez la réponse à des questions que vous vous êtes posées bien des fois à la vue du château ou au souvenir des seigneurs qui ont régi la contrée, de la marquise du Châtelet, de Voltaire surtout, car à Cirey.

Grâce à Dieu, il n'y a point laissé son esprit d'impudeur et d'impiété. Il n'a pu entamer ni les pères ni les enfants. Le mal passe comme un torrent de boue infecte qui heureusement ne remonte pas ; et, les années qui suivent, la campagne fécondée reparaît plus verdoyante et plus riche. Vous lirez ce livre, parce qu'il parle de vos pères, c'est-à-dire de vous, et qu'il a été composé par la main amie d'un enfant du pays. Il vous apprendra qu'à toute époque il y eut des journées de bonheur et des années d'angoisses.

Le peuple a toujours souffert, il souffrira toujours. La vie est faite de labeur et trempée de larmes avec quelques bonnes heures pourtant de paix, de repos après le travail et de jouissance légitime. Les souffrances, d'ailleurs, sont relatives. Nous croyons volontiers que nos aïeux ont peiné plus que nous, travaillé davantage, été plus éprouvés.

S'ils revenaient aujourd'hui avec leurs moeurs antiques, la vieille foi qui les consolait, les espérances supérieures qui les ravissaient ; jetés dans notre milieu d'indifférence et de matière, il est clair qu'ils souffriraient étrangement dans leur conscience, malgré les progrès modernes, qu'ils n'apprécieraient pas. Ils nous plaindraient de ne plus croire et nous trouveraient très malheureux. Ne nous hâtons point de juger ; transportons-nous à leur époque, essayons de revivre dans leur milieu, et peut-être serons-nous convaincus, malgré les misères inhérentes à chaque siècle et qu'ils ont durement portées, que nos misères à nous ne sont pas plus légères, et qu'après tout il leur est échu un meilleur lot de santé, de joie de l'âme, de gaîté française et de bonheur.

La Blaise prend sa source à Gillancourt, à mètres au-dessus du niveau de la mer, et se jette dans la Marne près de l'ancienne abbaye de Montcets.

Son cours est de 72 kilomètres. Sa pente est de 3m33 aux environs de Cirey. En sortant de Gillancourt, elle forme un petit ruisseau qui passe à Blaizy, Juzennecourt et arrive à Lachapelle. A l'époque où les eaux sont abondantes, elles continuent à descendre la vallée jusqu'à leur réunion à celles qui surgissent au pied du coteau de Larenaude, à proximité du village de Blaise.

Mais, quand les chaleurs du printemps sont arrivées, le lit se dessèche dans la prairie et le cours de la rivière se raccourcit successivement. Dans les jours d'été, il dépasse à peine Lachapelle. Entre Gillancourt et Juzennecourt, le sous-sol est composé d'argiles et de marnes qui maintiennent les eaux à la surface. A Lachapelle, la vallée entre dans des calcaires coralliens fendillés qui absorbent une partie de l'eau: Il existait autrefois au pied du village de Curmont une source éphémère qui fournissait aux habitants ses eaux, puis s'écoulait dans la prairie et allait rejoindre celles qui arrivaient du haut de la vallée.

Mais, au printemps, l'eau disparaissait. Alors les habitants de Curmont creusèrent le sol rocheux, poursuivant, pour ainsi dire, les eaux qui se dérobaient. Ils arrivèrent ainsi à six ou sept mètres, à un niveau où elles cessèrent de s'abaisser.

Au fond de celte excavation, en forme de cône renversé, on voit une eau limpide sortir des roches et s'écouler en rentrant du côté opposé. Quand, à l'automne, les pluies arrivent, le cône se remplit et l'ancien ruisseau reprend son cours par la prairie. Cette source s'appelle le Puits de Curmont. Au pied de la colline de Larenaude, à peu de distance de l'ancien couvent de Bracancourt, une source abondante se fait jour à travers les cailloux et donne un cours qui se poursuit par les communes de Blaise, Daillancourt, Bouzancourt, Cirey, etc.

En hiver, les eaux de cette source se mêlent à celles qui viennent de Gillancourt et suivent le lit de la Blaise. Pendant les chaleurs, elles alimentent à elles seules la rivière. La Blaise coule du sud-est au nord-est, parallèlement à la Marne, arrose Doulevant-le-Château, Wassy, Eclaron et d'autres localités moins importantes, fournissant dans son parcours ses services à des usines nombreuses et considérables.

La vallée de la Blaise est bordée, sur le territoire de Cirey et sur celui de Bouzancourt, de deux lignes de coteaux qui encaissent une fraîche prairie à travers laquelle s'avance et circule la rivière.

Ces deux lignes de coteaux sont découpées par de nombreux vallons. Sur la droite, le vallon de l'Etang ou de l'Eturie a son origine dans les bois de Leschères et d'Ambonville, et passe aux ruines de l'ancienne maison d'Hospitaliers. Il laisse à sa gauche le mamelon élevé, couvert de bois, qu'on appelle le Bois-Gendarmes, et, à droite, celui de Montpart, chargé de vignes et de plantations.

Près de Cirey, une dépression, qui porte le nom de la Vallotte, interrompt le coteau de Montpart et en sépare un mamelon appelé le Château-Gaillard, d'où s'élève une gerbe de sapins qui domine gracieusement le village.

Sur la partie la plus élevée de ce mamelon existent les ruines d'une antique enceinte fortifiée. Immédiatement près du Château-Gaillard se développe le vallon d'Invaux. Ce vallon, enserré entre les deux coteaux rapides du Château-Gaillard à sa gauche et celui des Voies à droite, arrive à Cirey et donne son nom à la rue par laquelle il débouche.

Vient ensuite la Côte-au-Prieur, appelée aussi le coteau des Fourches, parce qu'on avait établi à son sommet les fourches patibulaires auxquelles on suspendait jadis les condamnés à mort. Ce coteau est limité au nord par le bois de la Fin, sur la pente duquel descendent deux vallons, celui des Pourceaux et celui de la Verrerie, qui aboutissent à la route entre Cirey et Arnancourt.

Sur la gauche de la vallée, on remarque le coteau de la Héronnière, dont les pentes sont chargées de vignes et le sommet livré à l'agriculture ; puis le vallon de la Vieille-Tuilerie, qui prend son origine près des bois de Bouzancourt. A gauche de ce vallon est le château des. Sarrasins, où se trouve un ancien camp romain. Enfin la gracieuse petite vallée du Chevreuil, tant aimée des promeneurs. A partir du vallon de la Tuilerie, le coteau qui borde, à gauche de Cirey, la vallée de la Blaise est surbaissé ; il se nomme Parot, porte les vergers du château, les jardins, la ferme et, sur sa pointe avancée, le château lui-même.

En arrière est le bois du Four, à un niveau plus élevé. Un ravin, qui porte le nom de la Creuse, forme la limite du bois du Four et le sépare du bois de l'Arey, coteau très escarpé qui domine la prairie et s'étend jusqu'en face du fourneau du bas.

Là il est arrêté par le Val-des-Forges, qui sépare le territoire de Cirey de celui d'Arnancourt. Le touriste qui veut embrasser d'un coup d'oeil d'ensemble le village et la vallée n'a qu'à gravir la montée du Château-Gaillard ; le spectacle en vaut la peine. Les mamelons auxquels sont accrochées les vignes du pays, et dont la crête est couverte de bois ou de plantations de sapins forment, autour du village, une ceinture verdoyante qui donne au pays un aspect tout à la fois agreste, élégant et plein de séduction.

Au centre de cet amphithéâtre, capricieusement se groupent les cent cinquante maisons dont le village est composé, toutes propres, coquettes pour la plupart. Plusieurs sont de jolies habitations bourgeoises, que vous distinguez surtout aux massifs de verdure qui s'élèvent de leurs jardins. A vos pieds est la rivière qui traverse le village et le coupe en deux parties égales.

L'eau en est très fraîche et d'une grande limpidité. Les rives de la Blaise sont. En face de vous, sur le flanc du village et dans l'endroit le plus pittoresque de la vallée, se dresse, sur un petit monticule, le château bâti par les du Châtelet, dominant majestueusement les maisons plus modestes qui s'étendent à ses pieds. Il est, à l'extrémité d'un parc de grande étendue et de grande beauté, agrémenté par les eaux qui le traversent, des coteaux, des bosquets, des arbres gigantesques. Ce gracieux petit coin de terre supporterait la comparaison avec les paysages enchanteurs de la Suisse.

Cirey possède donc pour le touriste un double attrait, celui de la beauté du paysage et celui d'intéressants souvenirs historiques. Le village de Cirey appartient aujourd'hui au canton de Doulevant, arrondissement de Wassy, département de la Haute-Marne. Il est desservi par la gare de Doulevant-le-Château, qui se trouve à 6 kilomètres. On y accède également par Joinville, Bar-sur-Aube et Vignory. La distance en ligne droite du clocher de l'église de Cirey à la tour de l'église de Wassy est de Le nom du village de Cirey est écrit de diverses manières tant en latin qu'en français dans les actes et les titres où il en est question.

Les mots distinctifs de le châtel sont ajoutés dès , dans la confirmation donnée par Gérard, seigneur de Cirey, d'une donation faite par Geoffroy de Marainville, seigneur de Bouzancourt, des droits d'usage dans le bois de la Bouchère. Depuis cette époque, Cirey est presque toujours nommé Cirey-le-Châtel ou Cirey-leChâteau jusqu'au jour où la susceptibilité républicaine fit disparaître tout ce qui rappelait un état de choses dont on voulait effacer le souvenir.

Il prit alors la dénomination de Cirey-sur-BIaise, qu'il conserve aujourd'hui dans les actes administratifs civils 9. On lit dans l'Echo de la Haute-Marne du 1er novembre Situé sur la route. Bien que peu nombreux, certains vestiges rencontrés sur le territoire de Cirey permettent d'affirmer avec une certaine probabilité que notre pays fut habité avant l'ère chrétienne. On a trouvé dans la contrée du Parot, près du chemin qui conduit à la Tuilerie, une hache celtique. Cette hache était polie, en diorite noire, et seulement de huit centimètres de longueur.

Une autre hache non polie, en silex, de seize centimètres de longueur, a été recueillie sur le revers du coteau appelé la Forêt, au milieu des plantations de sapins appartenant à la famille Corda 1. La table de Peutinger indique qu'il y a 21 lieues gauloises de Langres à Cirey. A cette époque, Cirey prenait rang parmi les villes. Cet article n'a aucune valeur historique. Tout ce qu'a publié M. Launoy sur Cirey est de pure imagination.

Nous le disons une fois pour toutes, parce que nous ne voulons pas nous attarder à réfuter chacune des billevesées contenues dans le roman de cet auteur. Je lis dans une note de M. Royer que le mot Cirey pourrait venir de Seges sera, récoltes tardives. Ce nom lui aurait été donné par les Romains parce que les moissons s'y font plus tardivement que dans les contrées environnantes.

Mais cette tardivité des récoltes, si elle existe, n'est pas suffisamment appréciable pour qu'elle ait pu frapper les Romains. D'ailleurs il y a plusieurs localités du même nom où ne se remarque pas cette particularité. Enfin il est à peu près certain que le Segessera de César est Bar-sur-Aube. Sur ce même coteau, dans l'endroit où l'on a découvert ce dernier objet, on remarque un enfoncement circulaire semblable à une mare desséchée, d'environ douze mètres de diamètre et d'un mètre de profondeur au-dessous du sol voisin.

Cet enfoncement a l'aspect de quelques-uns de ceux qu'on rencontre dans le midi du département, aux environs de Langres, et auxquels on donne vulgairement le nom de mares ou celui de mardelles. Or on croit généralement que ces terrains ont servi à abriter des habitations, des cabanes de ces temps reculés. Les objets qu'on y a trouvés les ont fait rapporter à l'époque celtique.

Naturellement leur profondeur s'est modifiée depuis, sous l'action des éléments. Royer, chez qui les connaissances archéologiques allaient de pair avec la science de la géologie, n'était pas éloigné de croire que tout le plateau, ainsi que le revers du coteau de la Forêt, a été habité avant la conquête romaine.

On y remarque en effet des plis de terrain, des amoncellements de terres et de pierres qui paraissent dus à la main de l'homme et remonter aux époques les plus reculées. Nous n'avons toutefois sur ce point que des probabilités. Enfin l'on peut se demander si le camp du ChâteauGaillard dont on voit les restes sur la pointe avancée du coteau de la Forêt ne remonte pas à l'époque gauloise plus rapprochée de l'époque romaine.

Le village de Cirey fut habité par les Romains et son territoire occupé par leurs armées. Des restes de constructions romaines ayant appartenu soit à des camps,. Pendant la période de l'invasion, les habitations se trouvaient situées sur la rive gauche de la vallée ; il ne paraît pas qu'il en ait existé sur la rive droite 1.

Les maisons actuelles de la rue du Moulin, autrefois rue de Boulevaux, occupent la place de quelques-unes de ces habitations. Les fouilles occasionnées à différentes époques par les constructions modernes ont amené souvent au jour des preuves de l'occupation de cette partie du village par des habitations antiques.

Le sieur Dallemagne, en pratiquant une fouille pour l'établissement d'une cave dans sa maison, découvrit un fragment de meule en granit gris.

Adroit 2 , lors de la construction de sa maison, mit à découvert un ancien mur de fondation et sortit des débris de cette fouille un fragment de meule avec des tuiles à rebords.

Enfin, quand la famille Petitjean fit construire, en , la maison qu'elle habite à l'entrée de la rue du Moulin, quelques fragments de tuiles à rebords furent trouvés parmi les décombres 3. Le chemin qui fait suite à cette rue et qui s'appelait aussi le chemin de Boulevaux laisse entre lui et la rivière une contrée de terre nommée la St-Louvent 4.

La culture, pendant de longues années, a nivelé cette contrée et a fait disparaître les ondulations que pouvaient y avoir laissées les anciennes constructions détruites ; mais assez souvent le soc de la charrue ou la bêche du jardinier se heurtent à des débris de constructions d'origine romaine: Une fouille pratiquée dans cette contrée, près du chemin de Boulevaux, a mis à découvert un mur construit en petites pierres carrées régulièrement, reconnaissables pour être de la même époque.

Enfin la couleur noire du sol de cette contrée ne paraît pas due seulement aux engrais abondants qu'on y conduit, mais aussi aux débris qu'il recèle dans son sein. La découverte la plus intéressante fut celle qui eut lieu lors des fouilles pratiquées pour l'établissement des fondations de la maison de M. Bizard le long du chemin qui conduit au moulin. Le travail des ouvriers mit à découvert un espace rectangulaire dont le sol horizontal et uni était formé d'un béton très dur composé de fragments de pierres et de ciment de douze à quinze centimètres d'épaisseur.

Cet espace, probablement un bassin 1 , de trois mètres de côté, était enrait. Mais, aussi loin qu'on peut remonter dans les temps anciens, on voit l'église de Cirey dédiée à St-Pierre-ès-liens et située sur la droite de la rivière. Rien dans les anciens documents n'ayant un rapport quelconque à cette prétendue église de St-Louvent, il est à penser que cette tradition n'a pas de valeur.

Ces murs étaient recouverts d'une légère couche de ciment. Ce qui en restait debout avait environ un mètre de hauteur au-dessus du fond du bassin. Celui du couchant se prolongeait de trois à quatre mètres au delà de l'alignement du mur du midi, et, à partir d'un mètre de cet alignement, il prenait plus d'épaisseur pour contenir un canal qui s'arrêtait fermé avant d'arriver près du bassin. Un autre canal, pratiqué parallèlement au mur du midi et à deux mètres du parement de ce mur, venait à angle droit rejoindre le premier.

Ces deux canaux avaient 25 centimètres de largeur et 40 centimètres de profondeur. Ce mur du midi du bassin, ainsi que les deux murs qui formaient le deuxième canal, avaient été construits postérieurement à celui du couchant, contre lequel ils venaient aboutir. Les deux canaux étaient recouverts par des tuiles à rebords chargées d'une épaisse couche de ciment. D'autres murs, trop dégradés pour être examinés avec fruit, furent encore découverts dans ces travaux.

Il est probable que les canaux servaient à conduire les eaux dans le bassin. On pouvait remarquer sur leurs parois une couche noire qui provenait de l'eau qui y avait séjourné. On rencontra encore dans ces fouilles plusieurs objets antiques: Nous ne donnons qu'une analyse sommaire de ce travail. La vallée de la Tuilerie et la vallée des Chevreuils forment entre elles, à leur point de jonction, un promontoire connu sous le nom de Château des Sarrasins. Sur la pointe avancée de ce promontoire existent des fossés, des terrassements et des débris de vieilles murailles que leur disposition fait reconnaître comme les restes d'anciens retranchements.

Des fouilles ont été faites en , par M. Ernest Royer, dans le but de découvrir le secret caché sous ces ruines. Les trouvailles se bornèrent à quelques fragments de poterie, à des os qui paraissent avoir été travaillés et à des débris de tuiles portant les stries ondulées qui caractérisent l'époque romaine.

La même année, un ouvrier, en nivelant une aire pour établir un fourneau à charbon, découvrit une meule du genre de celles qu'on trouve dans les lieux où des corps de troupes romaines ont séjourné 2. Royer avait espéré que quelques. C'est le seul objet antique rencontré sur le côté droit de la vallée. Un seul côté est taillé et porte la rainure d'attache du fer destiné à la faire mouvoir. A défaut de médailles, ces divers objets et l'analogie de l'ensemble des terrassements avec les dispositions des terrassements connus de l'époque romaine, notamment ceux qui formaient l'angle avancé de l'immense camp de Sainte-Geneviève à Bar-sur-Aube, doivent faire attribuer à ce petit camp l'origine romaine.

Les constructions en maçonnerie, quoique grossières, indiquent, de la part de ceux qui l'ont établi, le projet d'un long séjour et l'intention d'en faire un de ces camps appelés stativa qui étaient destinés à protéger un corps de troupes obligé d'y stationner 1. A mètres environ de l'angle du coteau, on voit un premier fossé, de mètres de longueur, coupant le plateau d'une pente à l'autre.

Il devait former le front du camp du côté extérieur. A 30 mètres en arrière, un second fossé a été commencé, mais une partie seulement a été creusée. L'espace compris entre ces deux fossés était le camp proprement dit. A quelques mètres seulement de ce second fossé, en fut creusé un troisième de 4 mètres de profondeur et de 20 mètres de largeur. Au centre du réduit, un mamelon conique, élevé au moyen des terres extraites des fossés, servait de base à une tour qui dominait l'ensemble des fortifications.

Cette tour était carrée, massive à la base ; chacun de. A gauche du mamelon était une autre terrasse de 30 mètres de longueur qui s'étendait d'abord le long du troisième fossé, puis, faisant un coude, longeait le bord du coteau du côté du midi.

Une dépression qui part de l'intérieur du réduit et se dirige vers le milieu du troisième fossé peut avoir été l'entrée du camp intérieur. Entre la deuxième terrasse et l'angle, toujours du côté du midi, on voit les fondations d'un bâtiment carré qui avait les mêmes dimensions que la tour centrale et qui devait être également une tour. Tout porte à croire que le côté du nord devait recevoir les mêmes dispositions que le côté du midi et que cette partie du camp est restée inachevée à la suite de quelque événement imprévu, comme les guerres en présentent souvent.

Les murs que les fouilles ont mis à découvert étaient assez grossièrement construits en moellon extrait des fossés. Cependant on y a trouvé quelques fragments de calcaire colithique qui ne peuvent venir que des carrières de Lamothe ou de Curmont, ce qui indiquerait que des habitations vinrent se placer, dans les siècles postérieurs, sur les ruines romaines.

Les murs sont aujourd'hui rasés au niveau du sol. Il est probable que les habitants du pays ont exploité ces ruines en même temps que les carrières avoisinantes. Ce promontoire porte le nom de château Gaillard. A son pied s'étend le village, qu'il domine d'une centaine de mètres. Un bouquet de sapins en couronne le sommet. L'inspection des ruines que l'on rencontre sur cette colline, le nom de château qu'elle porte, la configuration du terrain permettent d'affirmer qu'il y a eu là autrefois une enceinte fortifiée.

Par suite de l'escarpement des deux vallons qui l'enserrent et de la vallée de la Blaise qui l'arrête, ce promontoire offrait de grandes facilités pour la défense. C'était en outre un excellent poste d'observation. Sur l'arête, à trois cents mètres environ de son front et à cent mètres du plateau, on observe des débris d'anciennes constructions. Ces ruines forment une enceinte ovale de 30 mètres de longueur sur 20 mètres de largeur. Les contours sont faits d'un bourrelet de pierres amoncelées.

A l'extrémité supérieure de l'enceinte sont deux petits tertres laissant entre eux un intervalle de deux mètres qui parait avoir été l'entrée. A l'extrémité inférieure est un autre tertre un peu plus considérable. Ces trois éminences ne sontelles pas des débris de tours écroulées, détruites par le temps ou les armes?

Y a-t-il encore debout sous ces décombres des restes de murailles en maçonnerie? Je laisse aux archéologues le soin d'effectuer les fouilles nécessaires pour trancher ces questions. Au centre de l'enceinte est un renfoncement circulaire de 4 mètres de diamètre et de 40 centimètres de profondeur.

Est-ce l'emplacement d'une tour en bois. Est-ce un vide formé par des fouilles qu'on aurait effectuées à cet endroit? Les bonnes gens du pays affirment que c'est l'orifice d'un puits ou d'un souterrain qui recèle les trésors des personnages qui ont habité ce château! Un fossé de 4 à 5 mètres de largeur contourne la pointe du levant immédiatement au pied du mur d'enceinte ; puis, sur la contre-escarpe est un bourrelet qui doit être un rejet de terres, puis une plate-forme et enfin un second fossé demi-circulaire dont les extrémités se replient et viennent se confondre avec le premier fossé sur les côtés des constructions.

A la pointe du couchant se trouve également un premier fossé au pied du bourrelet de pierres. On n'aperçoit pas de traces du second. Peut-être un second fossé était-il inutile de ce côté et n'a-t-il pas existé. Il est difficile de préciser l'origine de cette enceinte fortifiée; elle échappe, comme bien d'autres, aux questions que l'on se fait à ce sujet. Est-ce un refuge gaulois? Nous croyons plutôt reconnaître là, comme au château des Sarrasins, un de ces petits camps romains permanents castra stativa qui servaient de postes d'observation et qui renfermaient des soldats chargés de surveiller certaines contrées toujours prêtes à secouer le joug des Romains.

Dans la vallée de l'Eturie ou de l'Etang, à quelque distance de l'entrée du bois, à l'ombre des grands arbres, les eaux limpides d'une source s'échappent du pied rocheux du coteau du nord et alimentent un ruis-. Ce lieu, solitaire aujourd'hui, était habité autrefois ; ces bois silencieux retentissaient, il y a plusieurs siècles, des bruits de la vie militaire et des chants religieux. C'est là qu'avait existé la commanderie d'Estury.

Mais, avant l'établissement de cette maison religieuse et militaire, cet endroit devait renfermer des habitations plus anciennes. Des nivellements et des fouilles exécutés en , sous la direction de M. Royer, firent connaître des faits et des objets qui ont paru antérieurs.

En faisant enlever la chaussée de l'étang supérieur 1 et démolir au bas de cette chaussée des restes d'anciennes constructions, on découvrit les fondations d'une enceinte qui avait été probablement la chapelle des Hospitaliers. On mit aussi à découvert quatre squelettes humains. Le premier, placé en dehors de cette enceinte, avait la tête vers le levant. Le second était dans l'enceinte même, à un mètre environ au-dessous de ce qui paraissait être l'ancien sol de la chapelle ; il avait également la tête vers le levant.

Au-dessus de ce squelette était une belle tombe plate plus étroite à une extrémité qu'à l'autre, ne portant aucune inscription. Cette tombe était bien au-dessus du squelette, mais n'avait aucun rapport avec les ossements trouvés sous elle, comme on a pu s'en convaincre par sa disposition ; le hasard seul l'y avait amenée. Les deux autres squelettes gisaient sous les fondations mêmes des murs de l'abside de la chapelle, à 70 centimètres audessous de l'ancien sol. Ces deux corps étaient à un mètre l'un de l'autre, ayant la tête l'un au levant, l'autre au couchant.

Ces squelettes gisaient vraisemblablement dans ce lieu avant les constructions du moyen-âge qu'on y a découvertes. La disposition des fondations ne laisse même guère de doute à ce sujet. D'ailleurs, à la tête du squelette enfoui sous la tombe dans l'intérieur de la chapelle, on a découvert une petite fibule ou agrafe en bronze presque entièrement oxydée et sur laquelle apparaissaient encore des traces de damasquinerie en or.

Ce fragment de bijou doit être attribué aux époques romaine ou mérovingienne, dont les ruines en présentent presque partout. Si l'on rapproche ce léger témoin de la position irrégulière occupée par les quatre corps sous des constructions plus modernes, on est porté à leur attribuer celte haute antiquité.

Au delà tout n'est qu'obscurité. Y a-t-il eu dans ce lieu, avant les constructions du moyen-âge, des habitations contemporaines de ces inhumations? Ou bien quelques hommes y ont-ils été enterrés après un combat? Des sépultures antiques ont également été découvertes en dans le coteau dit de Béthune, près de l'ancienne habitation de famille de M.

Royer, en préparant le sol pour une construction. Trois corps avaient été ensevelis sans aucun tombeau. Trois petits vases de terre noire, une lame de sabre à cannelures scramasaxes et des débris de boucle de ceinturon indiquent l'époque mérovingienne à laquelle se rapportent ces sépultures 1. Royer et recueillis par lui à l'époque où il construisit sa gracieuse habitation du coteau de Béthune. Aucun document ne nous permet de préciser l'origine de cet antique manoir ni le nom des seigneurs qui en élevèrent les premières constructions.

On peut toutefois, sans témérité, le faire remonter au IXe ou au Xe siècle. C'est à cette époque en effet, sous les règnes des faibles successeurs de Charlemagne, que les nobles commencent à entourer leurs de-. Il n'existe concernant le château de Cirey aucun document antérieur à la fin du XIe siècle.

Quand quelques rares écrits paraissent enfin comme les lueurs incertaines qui précèdent le jour, quand ils permettent de disputer aux ténèbres du passé quelques actes des seigneurs de Cirey, on trouve ces seigneurs habitant l'antique demeure de leurs ancêtres, le vieux donjon féodal qui domine le hameau. Le plus ancien document dans lequel il est question de Cirey et de son château date de C'est la donation faite par Raynard de Bar-sur-Seine, cinquantedeuxième évêque de Langres, de l'église de Cirey à l'abbaye de Molême.

Cette donation comprenait, non seulement l'église paroissiale, mais encore la chapelle du château: Il est peu d'habitations qui, dans le cours de tant de siècles, aient pu résister aux ravages des temps et à la main des hommes, qui n'aient nécessité des reconstructions au moins partielles.

Le château de Cirey a subi ces transformations qui marquent et suivent la marche des temps. Ces confirmations sont des preuves nouvelles et certaines de l'existence du château à cette époque Cartulaire de l'abbaye de Molême, f. L'ancien château se divisait en deux parties: Appelé en qualité de régisseur du domaine à diriger d'importants travaux dans les dépendances du château moderne, il remua tous les débris de L'ancien manoir depuis longtemps enfouis sous le sol.

Avec sa passion pour ces sortes de travaux, il a fouillé tous les coins et recoins, maniant lui-même la pioche quand la main de l'ouvrier ne lui paraissait pas assez sûre.

Tous les pans de murailles ont été examinés et mesurés, tous les moellons retournés et interrogés, enfin tous les détails notés avec un soin minutieux. Ce sont ces notes qui nous ont permis de replacer en quelque sorte sur ses bases l'ancienne habitation des seigneurs de Cirey.

Nous avons également trouvé de précieux renseignements pour cette description dans le procès-verbal de la démolition qui fut faite du château en La partie historique a été puisée principalement dans les archives de Chaumont et dans l'histoire de Chaumont par E. Au midi, un mur de rempart de deux mètres d'épaisseur rejoignait les deux bâtiments latéraux. Ce mur n'avait que 23 mètres de longueur 1.

Dans la muraille du nord existait primitivement une tour carrée de 3m30 de largeur, faisant une saillie de 1m Au pied du rempart du midi, à l'extérieur se trouvait un fossé qui séparait le donjon de la bassecour, et vers le milieu du même mur était la porte principale du donjon précédée d'un pont sur le fossé.

Ces bâtiments laissaient entre eux une cour centrale au milieu de laquelle était un puits de 15 à 20 mètres de profondeur. L'ensemble du donjon était rapproché de la pente du coteau regardant la prairie au levant et le village au nord 2. La basse-cour s'étendait vers le midi et occupait à peu près l'emplacement du château moderne. Dans l'angle rentrant, formé dans la cour par la jonction des deux corps de bâtiments du levant et du nord, existait une tourelle octogone de 4m90, dont quatre pans tenaient au mur et quatre étaient libres du côté de la cour.

L'intérieur avait une forme ronde et contenait un escalier de pierre disposé circulairement. Le bâtiment du levant avait un sous-sol occupé par quatre pièces voûtées qu'on nommait les offices ou cel 1. On avait utilisé cette différence en donnant aux premiers un sous-sol que n'avait pas le dernier.

La cuisine se trouvait dans la première pièce au nord; elle avait une cheminée colossale dans l'épaisseur du mur. Le bâtiment du nord avait également un soussol occupé par une grande pièce qu'on appelait la sommellerie, dénomination qui en indique l'usage.

De cette pièce, à 3m40 de son extrémité du couchant, partait une poterne qui traversait la muraille du nord et la tourelle carrée qui s'y trouvait engagée. C'était un couloir en voûte légèrement ogivale de 3m70 de longueur 1. La voûte était percée dans toute sa largeur d'une ouverture de 30 centimètres en forme de cheminée montant dans l'étage supérieur. Cette ouverture devait permettre de lancer de l'intérieur des projectiles sur la tête des ennemis qui auraient tenté d'attaquer la porte 2.

Tels étaient les quelques restes des constructions les plus anciennes que les déblaiements mirent à découvert. Les murs de la poterne de la tour octogone, l'escalier qu'elle renfermait avaient une exécution soignée. Quant au surplus, on pouvait voir partout, dans les murs, des réparations et des modifications de toutes les époques. Ainsi la poterne fut murée et cessa de donner passage à l'extérieur ; en même temps fut percée une porte ogivale tout près de la tourelle car 1.

Il était également ancien, mais postérieur à la poterne. Mais à quelle époque remonte cette construction? Aucun document ne nous l'apprend ; il est probable qu'elle a suivi l'invention de la poudre. Les châteaux féodaux formés de simples murailles durent augmenter leurs moyens de défense par des murs plus forts et par des constructions proportionnées à l'attaque.

Les angles du donjon de Cirey furent démolis ; on leur laissa toutefois assez de saillie pour liaisonner avec la maçonnerie des tours. Celles-ci furent construites en gros bancs de calcaire rougeâtre tirés des carrières de Nully. On ignore comment elles furent couronnées. La tour St-Nicolas fut construite à l'angle sud-est du donjon. On établit à son étage supérieur une chapelle dédiée à saint Nicolas 1. La tour Coquillon se trouvait à l'angle nord-est. Le centre de la tour était percé d'une cavité circulaire de 3m40 de diamètre et de 6 mètres de profondeur qui servait de basses-fosses ou cachot 3.

On y entrait par une porte ménagée dans l'angle de la quatrième pièce. Les murs du sous-sol avaient deux mètres d'épaisseur et son diamètre extérieur était de 8 mètres. Bâtie sur le terre-plein du coteau, elle n'avait pas de sous-sol ; on y entrait par une porte qui s'ouvrait dans une pièce où se trouvaient les fours du château.

De la cuisine on entrait dans la tour au niveau de l'orifice de la cavité par une porte à laquelle on montait près du mur du rempart du levant. La tour des Filles était à l'angle nord-ouest.

Elle était moins avancée sur le donjon que la tour Coquillon. Sa dénomination lui provenait du voisinage de l'appartement des enfants du seigneur 1. Les seigneurs furent obligés d'imiter, dans des proportions en rapport avec leurs ressources, ces améliorations dans les fortifications de leurs demeures. Les murs des châteaux féodaux, abandonnés aux coups de canon, tels qu'ils avaient été construits anciennement, ne pouvaient leur résister.

Le donjon de Cirey avec ses vieux murs n'eût pas opposé une longue résistance. Les seigneurs songèrent donc à protéger la base de ces murs contre les nouveaux moyens d'attaque par des murailles extérieures imitées des fortifications introduites par l'art militaire à cette époque. Ces murailles extérieures s'appelaient des braies 2. Construites à une distance de quelques mètres des tours et des murs du donjon, elles les enveloppaient entièrement.

Les braies du donjon de Cirey avaient deux mètres d'épaisseur et cinq à six mètres de hauteur. Vis-à-vis le pied de chacune des tours, il existait dans les braies une casemate voûtée qui donnait lieu à une maçonnerie extérieure formant une espèce de petit bastion. Ces petits bastions étaient munis chacun d'un éperon, et des courtines les reliaient entre eux 3.

Sa destruction fut complète en Un corps de bâtiment au levant, regardant la prairie, s'étendait de la tour St-Nicolas à la tour Coquillon.

Il reposait sur les pièces du sous-sol. On y arrivait de la cour par l'escalier en noyau de la tour octogone. Ce corps de bâtiment se composait d'une garde-robe et d'un cabinet situés dans la tour Coquillon ; à droite, d'une chambre appelée la chambre aux puces ; puis d'une vaste salle et enfin d'une chambre nommée la chambre neuve et contiguë à la chapelle St-Nicolas.

Un deuxième corps de bâtiment allait de la tour Coquillon à la tour des Filles. Il reposait également sur les pièces du sous-sol et on y pénétrait par la tourelle octogone. A l'extérieur il regardait le village et à l'intérieur il faisait face à l'entrée du donjon.

Contre la tour Coquillon il y avait une première chambre ; puis venait une seconde chambre ; puis, dans la tour carrée, un cabinet dans lequel aboutissait l'ouverture de la poterne d'où l'on jetait des pierres sur les assaillants.

Au delà de la tour carrée était une pièce destinée à la femme du seigneur. Enfin venait la chambre des enfants, qui pouvait bien se trouver au point de réunion du deuxième et du troisième corps de logis et adossée à la tour des Filles. Dans l'épaisseur des murs de cette tour était ménagé un petit escalier conduisant dans les parties supérieures. Un troisième corps de logis situé au couchant avait son sol au niveau même de la cour.

Il comprenait une partie de la chambre des enfants et une grande vinée dans laquelle se trouvaient les fours du château. Il allait de la tour des Filles à la tour des Prisons.

Au-dessus de ces différents bâtiments se trouvaient des galetas et des greniers auxquels on montait par l'escalier de la tourelle octogone et par le petit escalier de la tour des Filles. La basse-cour était située, comme nous l'avons dit, sur le terre-plein du coteau au midi du donjon.

Elle était entourée d'un fossé et d'une muraille. L'entrée se trouvait au couchant sur le plateau. Elle se composait d'une porte et d'une poterne. Deux tours rondes flanquaient cette porte à droite et à gauche ; l'une d'elles était massive ; toutes les deux étaient découvertes et en plate-forme.

Celle de gauche était reliée par un éperon à la tour des Prisons ; celle de droite se reliait à une troisième tour plus grosse que les autres et qui se trouvait à l'angle du sud-ouest.

Une quatrième tour défendait l'angle du sud-est. Des granges et des écuries occupaient l'espace compris entre les tours. Le logement du portier se trouvait à gauche entre la tour de la Porte et la tour des Prisons. La grosse tour du sud-ouest renfermait une petite bergerie 1. A côté était un bâtiment de date plus récente que le reste et renfermant une vacherie. Enfin, touchant à ce bâtiment, du côté du jardin, se trouvaient deux chambres destinées au jardinier. Ces divers bâtiments occupaient à peu près l'emplacement de la maison actuelle du piqueur et des écuries destinées aux chevaux de luxe du château.

Il n'est rien resté de la basse-cour. Les constructions du château moderne ont nécessité des nivellements qui ont fait disparaître la trace de ces bâtiments. Tel était, à l'exception des détails dans lesquels il est impossible d'entrer, l'état du château féodal de Cirey la veille du siège de Deux événements principaux ont marqué l'histoire de l'ancien château de Cirey: Nous allons en présenter successivement le récit. A la fin de et au commencement de , le château de Cirey était en effet occupé par les ligueurs, et l'on voit Louis du Châtelet, frère d'Antoine, combattre pour la Ligue en Mais Antoine abandonna bientôt les ligueurs.

Ce fut avant la mort d'Henri III ; car on le trouve au mois de juin , uni aux royalistes, accompagnant un corps de royaux qui traverse la Champagne et s'avance vers Bar-surSeine à la rencontre d'un corps de Suisses qui arrivait pour entrer au service du roi. Bar-sur-Seine, attaqué par eux, résiste et ne peut être pris 1. La ville de Vassy était, en et , comme celles de St-Dizier, Joinville et Chaumont, au pouvoir des ligueurs ; mais, comme dans les autres villes, les différents partis s'y trouvaient en présence et en luttes continuelles.

En ces circonstances, en , les habitants de Vassy appartenant au parti royaliste appelè 1. Celui-ci, à la tête d'un petit corps de troupes, vint y tenir garnison. Les troupes royalistes, comme celle des ligueurs, étaient composées de pillards pour lesquels rien n'était sacré.

La garnison amenée par Antoine se livra à tous les excès, pillant, rançonnant les environs et plus particulièrement les lieux qui tenaient à un titre quelconque à la Ligue ou aux Guise: Ces ravages soulevaient l'indignation des populations. Au mois d'août , le conseil de la Ligue de Chaumont résolut de détruire ce foyer de brigandage. Le duc de Lorraine vint en personne prendre part au siège, et la ville fut prise. Antoine du Châtelet ne tomba point au pouvoir des assiégeants ; il se retrouvait quelque temps après à la tête de la garnison de son château.

Un certain nombre de châteaux restaient occupés par des royaux qui étaient la terreur des habitants du voisinage, ceux de Montier-en-Der, Orges, Blaise, Cirey et autres.

Celui de Cirey surtout soulevait contre lui toutes les malédictions du pays ; de toutes parts on en demandait la destruction. Le souvenir de Vassy retombait sur le redoutable baron de St-Amand et les cris de vengeance arrivaient tous les jours jusqu'au bailli gouverneur de Chaumont.

Enfin, le 2 mars , une grande résolution est prise. Les syndics de la ville de Chaumont se présentent à l'auditoire royal, où siège le lieutenant-général au bailliage, et lui exposent de la part du gouverneur que, vu les plaintes et doléances qu'il reçoit journellement sur les ravages et extorsions que faisaient les gens de guerre contraires à l'Union catholique, spécialement ceux qui occupent par force les châteaux de Cirey,.

Biaise, Orges et autres villages voisins, il était nécessaire d'y porter remède ; que le duc de Lorraine, auquel on l'a demandé, enverra un certain nombre d'hommes de guerre, et qu'il est nécessaire que, de son côté, la ville fournisse pour cette entreprise quelques canons, de la poudre et autres munitions de guerre et de vivres ; qu'à cet effet ils ont fait appeler au son de la cloche, à la manière accoutumée, les habitants pour donner leur avis ; que les habitants consultés sont d'avis qu'il soit délivré à M.

Le lieutenant du bailliage, ouï le procureur du roi, ordonne que ces résolutions seront exécutées. Ainsi c'est au nom du roi que ces préparatifs sont faits pour combattre les partisans du roi 1. Le 3 mars, la fourniture de 60 chevaux est mise en adjudication et prise par Pierre Rousselot moyennant 20 sous par jour pour chaque cheval. Indépendamment de ce matériel de guerre, la ville de Chaumont fournit encore une certaine quantité de pains de munition et de vivres pour les soldats de M.

Dès le lendemain 4 mars, l'expédition, sous les ordres de M. Les chemins étaient sans doute mal entretenus, car il fallut 42 chevaux pour traîner le. Un corps de troupes du duc de Lorraine, sous la conduite de M. Enfin l'on avait envoyé trois soldats chercher des canons à Joinville et à StDizier. Celui de St-Dizier fut envoyé. L'attaque du château commença dès le lendemain 5 mars.

Le capitaine Brosse, du régiment des grenadiers, fit faire des gabions. Le sergent-major du sieur Ismagne fit ouvrir la tranchée, établit les gabions, les fit remplir de terre et accommoda la batterie devant la porte du château 3.

Le premier jour, il fut tiré coups de canon sans obtenir la reddition de la place, qui résista de même les 6 et 7. Mais l'artillerie avait fait dans les murailles des brèches qui rendaient impossible une plus grande résistance ; et le 8, après quelques décharges, la garnison mit bas les armes et se rendit à discrétion 4.

Les assiégeants se ruèrent sur la place et massacrèrent plusieurs soldats. Les autres soldats faits prisonniers furent conduits dans la forteresse de La Mothe. Le capitaine Belon, son lieutenant, prisonnier de M.

C'était un homme qui, par ses mé 1. A son arrivée à Chaumont, le peuple s'ameuta et le massacra. L'intérieur du château fut saccagé; les portes, les fenêtres furent brisées ; les archives de la famille furent détruites, rien ne fut épargné.

Les objets que les habitants avaient déposés là depuis longtemps, les croyant en sûreté, disparurent avec tout le reste. Pierre Bertin, tabellion et en même temps greffier au bailliage de Cirey jusqu'en , y avait conduit les actes du tabellionnage enfermés dans un tonneau.

Isaac Simon, qui avait également exercé le tabellionnage et le greffe, y avait aussi transporté les papiers de ses charges. Enfin les archives de la commune avaient également cherché un abri derrière les hautes murailles du château.

Tout disparut brûlé, dispersé par les soldats 2. Les Lorrains et les ligueurs ne se bornèrent pas à l'attaque du château ; les trois quarts du village furent incendiés ; l'église même ne fut pas épargnée. Il sera frappé pour 7 millions et dentî d'espèces en argent et 4 millions et demi en biilon et en cuivre.

Il n'y a plus aucun doute que cette loi ne passe au Conseu national. Cette résolution des députés de la natiau suisse sera un rapprochement de plus pour les intérêts majeurs existant entre la France et ce pays.

Au milieu des préoccupations politiques, un fait inouï vient de se passer dans le canton d'Appenzett; ii prouve combien dans le pays des vieilles libertés européennes, les abus se touchent eu sens inverse. Dans un canton, c'est le radicalisme qui menace l'ordre social dans un autre, ce sont des coutumes babares qui nous font rétrograder jusqu'au moyen-âge, Près d'Hérisau.

Apres avoir accusé son amant, arrêté comme elle, tous deux ont été mis à la question. La jeune Ue a cédé aux douleurs de ia torture et a avoué son crime t le jeune homme dans la force de 1 l'âge, a su résister. La première a été condamnée à mort. Corradino veut absolument le tuer; et le geô ier d'une. Tel est le motif de ce quatuor fort beau.

AinsHuephesi, uni s'est fait applaudir par la manière dont n phrase la musqué, par l'agilité avec laquelle il triomphe des traits de chant les' ptus diuiciles, est encore un ténor de force, chantant toujours de poitrine; c'est-à-dire qu'! Les défaits de cette exécution font horreur la condamnée a résisté pendant deux heures aux quatre bourreaux chargés de l'exécution. La lutte a recommence avec plus d'acharnement; les cris, le desespoir, la rage avaient décuplé les forces de la victime.

Au bout de deux heures, elle a été attachée par les cheveux à un poteau, et le glaive du bourreau a pu enfin assouvir la vengeance des lois. Triste et horrible spectacle, qui laisse dans le coeur de douioureux souvenirs et qui prouve combien les réformes utiles sont quelquefois oubliées, pour faire j Iace aux utopies les plus absurdes et les plus impopulaires. La dernière séance du Conseil national n'a pas été sans intérêt. Ii s'agissait de capitulations militaires.

Jl a été donne lecture du rapport du Conseil fédéral qui retrace l'état dans lequel se trouve cette aifaire, mais ne présente aucune proposition formelle. L'Assemblée s'est surtout émue quand elle a appris que les pensions à accorder s'élèveraient à plus de 1 miition', fr. Vous savez que ce sont les cantons de SoIeure,d'Appenzeli,deSchwytzetdeSchan'housequide- mandent a suppression du décret rendu par l'Assemblée fédérale sur les capitulations militaires.

La minorité demandait le renvoi au Conseil fédéral, en l'invitant a faire des propositions sans délai. M, annonçant que l'arrivée de M.

Nous recevons encore aujourd'hui une lettre. On tit dans ta seconde Édition du 7! D'âpres un avis pubtie par! Le Rot de Saxe vient de conférer au marccb: UrdrO a été ëtahii pour ta récompense de services militaires extraordinaires, et on t'accorde si rarement, que parmi! On a reçu ici hier une déctaration du. Mais son succès a été phis complet encore en chantant 'a duo avec M"" Persiani. IauQt uac seconde fois. Cette déctarution se prononce en faveur de tontes tes objections de l'Autriche.

La réponse de notre cabinet sera simplement que l'on fera parvenir au ministère bavarois une copie de ta déclaration qui sera adressée à l'Autriche à ce sujet. Quant a t'au'uire du SchteswigHo stein, on attache ici une grande importance a ce qu'une administration intérintatre régulière soit promptement donnée aux deux duchés. Le manque de stabilité de la situation actuetie du Schieswig est si généralement reconnu que l'on espère voir tes hommes de confiance s'entendre d'abord sur cette administration provisoire.

Une administration spéciale pour chaque duché serait établie sous lui. Le prince Ferdinand d'Oidenbourg, e landgrave Guitiaumedo Hesse et le prince de GtucJtsbourg sont les noms que l'on pro'nonce au sujet de ce futur gouvernement.

La résolution de la deuxième Chambre, relative au Sch esw g-! Le directeur de l'administration générale des postes vient d'adresser à ses agens la circulaire sut-' vante. Je compte sur votre vigilance et votre xete, Monsip-n. Yous voudriez bien en do! Un se riun;a la maison mortuaire rue de. Quanta Ronconi, c'est une espèce de Prêtée on! OOO individus il y a eu Toutes les oscillations que l'on a remarquées dans l'intensité, dans l'accroissement et dans le décroissement du choiera ont été déterminées par des influences atmosphériques.

Mille à douze cents ouvrières étatent présentes, quelques unes dans un costume dëcent, mais le plus grand nombre en lfaillons.

Le président ayantdcmandé combien de femmes présentes avaient gagné huitshellings 10 fr. Cette statistique fait prévoir, et nous dispense de donner les horribles détails dans lesquels sont entrées quelques unes de ces Infortunées.

On a proposé d'établir une souscription pour aider les ouvrières honnêtes et laborieuses à émigrcr de faire administrer les fonds de la souscription par un comité et avec le concours du clergé iocai et des associations de bienfaisonca de chaque district; d'entrer en relation avec tes colonies pour assurer protection et sécurité aux ëmigrantes à leur arrivée. On voit actuellement' aux Brnnswick-docks un RMnd magasin portatif en fer destiné a Ctre envoyé a! Cato,, Muller et C", de Londres.

H a 55 pieds de hauteur sur 37 pieds de largeur, et il contient quatre étages, dont les deux premiers sont ornés sur ie devant de colonnettes en fer. Chaque étage est divisé à l'intérieur en trois sections ayant de 8 a 10 pieds de largeur. On écrit de Bruxelles, "le 17 décembre. Ii a été reçu par le Roi et par les ministres, et retournera ineessammentaParis.

On ne peut que dé-. La Cour d'assises de la Dordogne, dans son audience du 6 décembre, a condamné à trois mois de prison un capitaine de la garde nationale, membre du conseil municipal de B! Proudhon que la p?

Dira-t-on que ces propos sont inventés par les adversaires du socialisme? C'est ainsi que les prisonniers appellent. C'est sous l'influence de ce sentiment qu'ils ont démoli, vers cinq heures, hier soir, des planches a bagages de leurs chambrées et en ont fait un feu dejorc. Celui-ci somma t'insolent de Taire des excuses alors sortit des groupes,-Iâiete haute, le regard menaçant, un homnie qui.

La garnison a été alors requise pour faire rentrer les détenus dans leurs chambres et s'emparer de Taxe-. A son arrivée, les insurgés parurent se soumettre et laissèrent l'autorité faire ses perquisitions.. La Karde courut âpres iui en lui criant de se rendre, mais il n'en Unt compte.

Un sotdat, devançant ses camarades, était prés de t'atteindre. La bâtie a frappé en pleine poitrine ce matheureux, qui est tombe: Cet incident sera diversement interprète sans doute, et l'on doit s'attendre a voir le part! Mais il faut que l'on sache bien qu'au moment où il a eu lieu les insurges affectaient vis-a-vis de i'autorité l'attitude la plus hostite, que des cris séditieux, pousses expies, avaient prévenu tous les acteurs de cette scène nu'its ne recuteraicnt devant aucun moyen possible de résistance.

Le sotdat qui a. La recherche des dix insoumis s'est néanmoins continuée, et lorsqu'its ont été entre les mains de l'autorité, iis ont été conduits dans les prisons de la citâdeiie. B L'autorité a fait dans l'après-midi détruire une tribune que les insurges avaient élevée dès le commencement de leur arrivée au miiien de l'un te leurs préaux, appelé le Forum.

C'est du haut de cette tribune que les orateurs du dépôt faisaient entendre des discours plus ou moins incendiaires. Depuis longtemps il était défendu de s'en servir pour les harangues, et elle n'était plus qu'un belvédère a l'usage des prisonniers, qui, du haut de ce point élevé, pouvaient découvrir l'espace qui sépare l'ile du continent. On espere que les mesures qui ont été prises aujourd'hui feront rentrer en eux-mêmes ces malheureux exaltes, et qu'ii sera possible enfin de compter sur un peu de tranquitiitë de leur part.

On ne peut faire le plus bel éloge du sang-froid et de la fermeté du colonel Pierre, ainsi que du devouement et de la modération avec lesquels le bataillon du 11" de ligne, qui est prépose à la garde des detenus. Ces renseignemens m'ont été fournis par des personnes qui avaient pénétré dans t'enceinte du dépôt, et dans lesque les j'ai toute confiance, f.

Le de ce mois, la justice de paix s'est transportée au village d'Abrest, canton de Cusset, pour constater l'empoisonnement de deux puits où ta plupart des habitans aHaient tirer de l'eau, Il a été reconnu que ces puits avaient été empoisonnés avec du vertd. Plusieurs personnes qui avaient fait usage de cjtte eau ont éprouvé de fortes coliques et de violens maux d'estomac.

Les auteurs de cet attentat sont inconnus! On lit dans te JoMt'Kttt de. Tel était le gîte qu'il avait chois! Le lendemain matin, le propriétaire de a maison, voûtant faire cuiredupain, introduit du bois dans le four, y met le feu, et-sort pour vaquer a ses aifaires. H résulte de cette-dernière jurispru ience qu'aujourd'hui la formalité du dépôt est non seulement utile, mais qu'elle est tout a f'Mt indispensnbte. Rembourscmcns effectues la semaine dernière à M9 déposons, dont 18i soldas.

Rentes achetées à tademandedes-déposans pendant la même semaine pour un capital de 15, fr. Les Inscriptions de rentes provenant de h conversion sont paretHement a la disposition de ceux des déposans qui ne les ont pas encore retirées.

Duvernoy, professeur d'histoire natureHe des corps organises au Collège de France, ouvrira soncours e mercredi 19 décembre, it une neure et demie précise. Il traiteta des métamorphoses des animaux. Le bel album d'E. Me A toi, musique de Ph. Snin, avocat-général, occupait te siège du ministère pubtic. Apres i'appei nomtnat de MM. Recourt, propnetah'e, et M. Lambiot, épicier, ayunt tran!. Mignard, adjoint au maire do BeueviUe, et Perrodin, docteur meoecirt, septuagénaires, ont eK!

Les sodés dfi'aircs intéressantes 'de'cette session sont tes suivantes: Fourni' et Remquct, deiit de presso. Durand, Beauté et Muignan, dt! S6ance du n décembre. Oh compte à peine quarante bu cinquante membres dans la sallc.

L'Assemblée se complète peu à. KtRajsxoT J'ai l'honnpur de déposer c rapport sur le projet de loi relatif al'. Plusieurs voix Quelles sont tes conclusions du rapport! Un membre de ta droite Ainsi nous pourrons incessamment délibérer sur un Code comptet do l'instruction publique.

J'ai l'honneur de déposer sur le. Je viens rectifier des erreurs de chifTres que je no saurais laisser passer snxs silencedans une discussion aussi grave, lorsque if;s chiffres ont une si grande signification et une sigrandeimportance. Je rro puis admettre quf! S'itctuit possible que dans l'administration on a mis do cote le ministre et le rapporte: Mauguin n'es , pas présent, je le regrette m. Manguin sur l'étendue do la Ctittun'. Mauguin ne sont pas tout A fait exacts, même pour la'Cote-d'Or que l'honorable représentant de ce dAp; rt''m?.

Je ne descendrai pas de la tr'h'mc snns chnrcne ' à eclairer l'Assemblée suri: Dans l'expose que j'ai eu l'honneur de fairoal. Je vous dem'mde la permission de vous lire quelques passades ds lettres qui vous éclaireront à cet égard.

B Lfs pétitions, dont le but et les motifs s: Elles sont également signées par les colporteurs, qui ne sc'contentent pas de reproduire plusieurs fois: Voix de la gaucho C'est un mensonge c'est une calomnie t.

XT, se tournant vers la gauche Voit;'. Je vous brvito au silenco; vous n'avezpasiaparolequantaprescnt. Vous ne comprenez pas 1'' gouvernement p: Leur dépouillement fournirait la preuve, j'en suis convaincu, que ceux dont elles émanent sont, pour la plupart, dépourvus d'intcrol.

E J'ai l'honneur de déposer sur te bureau de l'Assemblée cinq pétitions detinq conseils municipaux, faisant suite a cent six autres, ce qui fait cent onze conseils municipaux du département de l'Hérault, demandant le maintien du décret de l'Assamblée Constituante qui abolit l'impôt sur les boissons.. L'agitation dure pendant près de dix minutes. Montez a ta tribune, monsieur Jules Favre, c'est le moyen de taire finir ces clameurs-là.

Castillan je n'ai d'antre dessein, dis-. La question très grave de savoir si nous conserverons ou si nous'retrancherons mittions dans tes recettes du Trésor. Evidemment a discussion du. Or comment la discussion du budget des recettes pcut-elie être séparée de la discussion du budget des dépenses? Est-ce qu'il serait vrai. Messieurs, que certains axiomes politiques ne sont, de ta part de certain parti, que des axiomc.

Vous vous rappelez qus l'année dernière, a t'Assemblée Constituante, un de nos honorables collègues, M. Comment se fait-ii do. Aussi nous demandons une enquête. J'espère, Messieurs, qna votre commission aura été plus heureuse que M.

Et si cette reatttc est précisément une économie do HO millions, que direx-vous, après avoir passé votre temps a discuter ta toi, en face de cette surprise que vous ménage la commission? Depuis quelque temps, Messieurs, ou peut dire jusqu'à un certain point que nous sommes le gouvernement de l'imprévu. Qui sait si, aiors quo nous aurons consacre de longues et l.

Cela est d'autant ptns probable, Messieurs, que te scrupule que je prends ta liberté de vous communiquer a dans mon esprit d'autant plus de. Pussy s'est retiré ;l'honor; bte M. Quant à ce dernier, it faut eu convenir, ii ne s'est pas beaucoup fatigué l'imagination ;it s'est contente. Mais Messieurs y a-t-il rien de'riere l'honorable M.

N'y a-t-il pas une pensée qui veiUe, qui veut la popularité, qui tient aussi a la popularité? Vous vous le rappelez t'honorabtc M.

Léon Faucher, il n'admire pas l'impôt, itse contente de le subir; et. U"s, et ii n'est reste de son discours, dans mon esprit au moins. Voiiù ce qui nous a été dit par l'honorabte M. La Constitution a écrit que l'impôt devait être propnrtionn. Longs murmuTcs au centre. SavcKvous comment elle t'a appelé? Or on vous a démontre que l'impôt sur tes borssons, c'est l'impôt progressif sur la misère, c'est la spoliation stula misère. On prend la substance du pauvre pour épargner le revenu, le superfio dtt riche.

L -s calculs sont debout, et ce n'est pas cette obiertion de M. Cthirtes Dnpiu qui nnus a dit M: Les Assemblées conservent toujours sonveraincmnnt ce droit, mais eilfs te conservent dans la limite de ia Constitution.

Je vous parle de ta Constitution, Messieurs; mais audessm d'ette est-ce qu'it n'y a pas la morale etcrni'lle? Ms ce principn cv. Hires et murmures à droite. Est-ce iu, Messieurs, une vérité qui ne peut pas être pro- di! Est-ce qu'un orateur est coupable do vous la rappeler?

Bocher, convient tui-meme de t'inegalite monstrueuse de l'impôt. Voici ce que je lis dans son rapport: S'ii boit un litre par jour, ii paiera 3M fr.

On vons disait, a i'Une des précédentes séances, que si l'impôt était ; faire, vous ne pourrie!! Consultez ceux qui paient l'impôt. Au banc de ta commission C'est te contraire; les cinquante-quatre consetts généraux ont voté pour te main-.

C'est parfaitement vrai, et je rem'Tcie ia commission; oui, je me suis trompf- c'est tout a fait involontaire. Om oui Je dis doue que cinquante-quatre conseils généraux se sont prononcés pour te rétablissement de l'impôt.

Consultez ceux qui paient l'impôt, non pas les 12 millions qui ne paient rieu, uon pas les 18 mitiions qui paient peu, mais tes 5 miflicns qui paient trop. Messieurs, c'est précisément parce qu'itssont Intéressés qu'il faut qu'ils aient voix au chapitre.

Et d'auteurs croyez-vous que vous n'êtes pas intéressés vans-mêmes? J'en suis heureux, et je vous demande t'application, non pas hypocrite, mais sincère, de cette doctrine.

Il faut qus cette objection soit examinée, qu'on en connaisse ia dateur et qu'on puisse faire toucher au doigt tes deux vices d'ignorance et d'injustice dont cils est empreinte. Je ne veux pas établir ici de catégories. Un membre a droite Certainement les riches paient M. Nous, affranchis de Fimpot, nous qut faisons la toi, noux n'avons pas e droit d'imposer ceux qut la subissent, sans craindre qu'on nous accuse de i: Mais fattes un pae avec moi dans la.

Lorsque nous vouions réunir à notre tabta nos parons nos amis ceux dont nous sommes heureux de serrer ia main, avec iésquets nous vouions échanger nos pensées dans ia ihert6 d'un festin, nos appartemens sont assez vastes, c est dans l'intérieur de notre domicile que la fête Mt organisée. Nous y convions t'éiégance et ic tuxe et le fisc n'a rien a y voir; le pauvre le peut-it?

Sa demeure est trop étroite, entendez bien ceci. Exclamations ironiques à droite. Ceux qui prennent ia vérité pour de ia passion, donnent t ta face du pays ia preuve ia plus sure qu'ils n'ont jamais sérieusement étudié tes intérêts qu'iis sont charges de défendre. Vivo approbation a gauche. VoutM-vous donc interdire au pauvrs la facuitc de s'asscou-aUMiaintabie du festin ou der6unir'sesam set ses parens.

Et si vous ne io depouiHez pas de cette prorogative, reconnaisse:! Dans ces iieuxquo vous avez prétendu flétrir en cs appelant cabarets, ii est ptus commode de faire une cpigramme que de donner des raisons. Une voix a droit. Messieurs, pu s'accumpnssent res touchantes, ces pieuses sotcnnites dont on ne pourra probablement parier ici qu'en trouvHnt de tous tes cotes du 1 Assemblée des témoignages de sympathie? Quand tes pauvres s'unissent entre eux, quand ils se réunissent dun. On va néccssairemrnt che!!

Heciamations et murmures ù droite. Un membre Partez donc aussi des cabarets et des rendez-vous funéraires qui sont aux portes des cimetières l Sont-ce ta des joies do famille? Vous voyez bien que ces objections, qui sont pompeusement présentées au nom du respect do la famitie, pèchent par leur buse, et que c'est précisément a la Tamitie du pauvre que vous portez atteinte puisque vous ia surtaxez par vos charges iniques.

Mais iisex tous [es économistes, interrogez tes faits, veuiticz descendre dans dos questions de détaii, ne traitez pas des quc!. Vive approbation a gauche. D'une main vous fomentez ta sédition par des impôts, et de l'autre vous ia réprimez au moyen de ce même impôt sous ia forme de soidats. Vous pouvez tes prendre, vous et. La France ne peut p! Un homme que vous n'accuserez pas d'être un factieux cependant ce n'est, pas impossibt.

Ce projet, qui a refuse do te discuter? Cetta partie de i'Assembiee ta droite. Très bien a gauci c. Vous altez, dit-on encore, desorganiser nos finances; ft rhonor. Je rugrette, pour ma part. H est en admiration devant ia uscaiitc francafse ii ne trouve rien de pius parfait, de pttM tngéniem. Je me garderai bien démettre ': Mais je ne crois pas qu'on.

L'orateur donne iecturede l'opinion df ces trois personnages sur i'impOt en généra! Kst-ii pcrmi', de citer ainsi l'Angleterre ù cette tribune sans ajouh'r que c'ert te payf où ies impôts sont ie pius inégalement repartis. Très bien a gauche. Uaéteditàcette tribune par M. Pt nt répété par d'tmn'cs orateurs, q. Si i'iniqoim de i'impOt est si eU'tente qu'it faiite ia cache ' iK'peutsubsistet'iongtemps.

A une certaine époque, ii était écrit qn'on pouvait être injuste po'u'u qu'o: Taxez ce que vous consommez. Voifà votre raison mais appliquer ia taxe aux choses de première nécessité, ia taxe de consommation, c'est un terme menteur et dérisoire ii faut t'appeler! Tout cela est, de! A amener précisément ce qne redoute M. Nous somme d'accord, M. Non seulewent U n'y a rien à demander à ta propriété foa-.

Maish coté de ta terre est-ce qu'ii n'y a pas uno pro-. Eh bien Messieurs, ia conséquence do ia réforme financière a iaquette ii faudra bien de gré ou do force que ia France aboutisse, car ette y sera contrainte paria nécessite;: Simplification dans ies procèdes, 'proportionaiite dans l'impôt, votia ou nous devons tendre, et pour y arriver efucaccmcnt, ttfaut nécessairement rayer de notre budget tes impôts de consommation qui ne sont qu'une entrave et une injustice.

M ne reste donc contre te système que Je soutiens qu'une objection pour laquelle, en commençanttiCC discours,. Cette objection est une objection toute politique, et vous avez entendu Mvèc quette comptaisance certains orateurs s'y sont arrêtés. Cet nnpût, tt faut qu'ii reparnisso sur e budget; et c'est précisément afin de confondre ia mémoire de t'Assémbtéo Constituante que cet holocauste doit être accompli au détriment du peuple. J'avoue, Messieurs, que ce n'est pas sans surprise que dans cette enceinte j'ai va appiaudir aux insultes qui étaient adressées a ta mémoire de rAsseujbiée Constituante.

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